Encre de Chine à la plume et acrylique sur papier.

30x40 cm.

 

 

 

Les narcotrafiquants du Mexique vont très loin dans l'horreur pour instaurer la terreur parmi les autres gangs, la population, le gouvernement mexicain et plus largement, le monde entier. Le nombre d’homicide n’a fait qu’augmenter, allant jusqu’à dépasser en 2019 les 30 000 victimes par an, pour atteindre le total de 275 000 personnes assassinées depuis 2006. L’enjeu pour les cartels réside dans le contrôle du marché local, et du trafic de drogue vers les États-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne. Mais depuis ces dernières années, les petits gangs locaux utilisent parfois les mêmes méthodes meurtrières pour asseoir leur réputation, ce qui complexifie la situation.

Ici, la victime a été émasculée et décapitée. Sa tête écorchée est placée entre ses jambes et la peau de son visage, dotée de son scalp, se trouve au-dessus, reposant sur la cuisse gauche. Les organes génitaux du supplicié sont placés entre ses mâchoires, rappelant une pratique humiliante bien connue et perpétrée en temps de guerre sur l’ennemi dans d’innombrables conflits à travers le monde. Le fait d’écorcher la tête relève d’une volonté manifeste de dépersonnaliser le sujet pour qu’on s’identifie à lui, rendant le tableau encore plus effrayant et viscéral.